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Notre atelier de paysagisme Atelier Arcadie situé à Bordeaux est spécialisée dans le paysagisme et l'urbanisme. Le paysagiste : Rôle de conseil en agencement de espace, parcs et jardins, urbanisme, territoires. Des équipes de paysagistes pluridisciplinaires dirigées par Emmanuel Prieur répondent aux problèmatiques paysagères ou urbaines . Etant basés dans Bordeaux centre ville, notre clientèle privilégiée est répartie autour de la CUB de Bordeaux (Pessac, Mérignac, Gradignan, Saint Médard...) sur les principales grandes villes de la région Bordelaise et de la Gironde 33, Arcachon, tout le Bassin d'Arcachon, Blaye, Langon, Libourne, Lesparre Médoc, Saint Emilion... Nous intervenons aussi en creation de pub ou de sites web sur les départements limitrophes, Dordogne 24 Périgueux Bergerac, Lot et Garonne 47 Agen, Landes 40 Mont de Marsan, Charente 16 Angouleme, Charente Maritime 17 La Rochelle... Grace à notre équipe de paysagistes, nous travaillons aussi maintenant en particulier en creation de site internet sur Paris 75, la Région Parisienne, toute l'Ile de France et sur tous les départements de France métropolitaine et outre mer

Abbaye de La sauve Majeure

L’élaboration de ce plan de référence s’inscrit dans un objectif de réponse opérationnelle à des enjeux patrimoniaux et urbains qui n’ont pas été suffisamment pris en compte dans la Convention d’Aménagement de Bourg. Il intègre la mise en valeur du site de l’abbaye de La Sauve Majeure classée au titre de l’UNESCO et introduit des éléments pouvant participer à la réflexion sur l’évolution des mesures de classement et de gestion. Dans un contexte d’intégration au SCOT de l’Aire Métropolitaine Bordelaise et d’élaboration d’un PLU intercommunal, il cherche par ailleurs repositionner des projets structurant pour le développement urbain et économique à venir sur, et en relation, au site de la Gare, dans une logique de projet d’ensemble intégrant le bourg historique autour de l’Abbaye et les extensions urbaines pavillonnaires autour de Saint-Pierre.

A court terme, il s’agit d’établir une proposition d’aménagement de la rue de Curton à la rue de l’Abbaye participant à la mise en valeur des espaces publics centraux au pied de l’abbaye.

A moyen terme, cet aménagement devra trouver son inscription dans un maillage viaire et une mise en valeur paysagère « extensifs » du village de Saint-Pierre à la gare voire jusqu’au domaine de Curton.

Dans cette double perspective, le plan de référence se positionnera en termes d’objectifs opérationnels (aménagement d’espaces publics) et d’orientations réglementaires (liées au classement UNESCO et à l’évolution des documents de planification territoriale).

1- Le Grand Paysage

Au cœur de l’Entre-Deux-Mers à moins de quatre kilomètres de la bastide de Créon, le village de la Sauve s’étend de part et d’autre du site historique de l’Abbaye le long de la route D 239 liant Langoiran à Espiet.

Le paysage est structuré d’une part par des horizons boisés lointains soulignant les vallons et les vallonnements, d’autre part par les bâtiments repères structurant l’urbanisation : l’Abbaye de la Sauve Majeure au centre, l’église Saint Pierre à l’Ouest et la Gare le long de la piste cyclable Bordeaux-Sauveterre de Guyenne à l’Est.

L’Abbaye et l’église s’inscrivent en situation dominante sur une ligne de crête en surplomb de la vallée du Gestas et de ses affluents.

Cette situation génère des vues lointaines et panoramiques depuis le monument qui s’ouvrent :

-          au Sud vers la campagne tramée par les haies vivent et simplement ponctuée par quelques domaines d’exploitation,

-          à l’Ouest et dans une moindre mesure au Nord et à l’Est vers le village et au-delà vers Créon, où dénotent  les extensions urbaines par leur implantations liées à des logiques routières (et non topographiques ou symboliques comme les établissements vernaculaires) et par leur déconnection de la trame végétale rurale (interruption dans les continuités de boisements structurant le tissu rural, non articulé par la végétation jardinée qui assure autour du bourg les continuités entre le bâti et les champs).

Le développement linéaire de cette urbanisation récente menace la lisibilité de la physionomie bâtie du village en trois entités (la Gare, l’Abbaye, Saint-Pierre) structurées par la topographie (points hauts avec leurs bâtiments repères, vallons encore ouverts ou boisés). La structuration de ces trois entités soulignée du point de vue spatial et morphologique n’est pas qu’une question paysagère et esthétique : la structure de l’espace et des formes bâties conditionnent l’organisation des rapports sociaux. Affirmer la lisibilité de ces trois entités autour d’un bâtiments repère et dans des limites d’urbanisation construites avec l’espace agricole (espace de promenade pour une population aux modes de vie urbains) relève d’un enjeu de cohésion sociale (sentiment d’appartenance au village et à un quartier).

Au niveau communal et inter-communal, l’organisation de l’espace rural mise en visibilité par les vues lointaines est équilibrée entre les vignes en situation de crêtes, les prairies dans les vallons et les boisements qui soulignent les vallonnements et maillent le territoire agricole le long des fils d’eau et en limites parcellaires.

2- Patrimoine et mise en perspective

Non anecdotique, la situation topographique de La Sauve définie précisément l’emprise de la Sauveté, territoire d’influence de l’Abbaye où, au Moyen-âge, le droit de l’Eglise se substituait au droit et à la justice des hommes ayant cours aux alentours.

 

Ruinée, pillée de ses matériaux, l’Abbaye de La Sauve demeure un lieu emblématique reconnue dès le XIXème siècle pour sa dimension patrimoniale (inventaires de Léo Drouyn qui soulignent les détails d’architectures et les motifs des bas reliefs), touristique (site inscrit sur les itinéraires de découverte depuis Bordeaux) et intégrée à la vie locale (terrain de jeux d’enfants et de promenade sur les gravures de Drouyn).

 

Au XVème siècle le bourg abbatial, se distinguait par sa structure semi-fermée embrasant le site actuel de l’abbaye et la place alors occupée par l’église Saint Jean et son cimetière de sorte que le périmètre de l’Abbaye et le village-rue constituaient deux entités imbriquées. Au XIXème siècle la route de Créon a été déviée au Nord, évitant le quartier Saint-Pierre. L’Abbaye dans son enceinte réduite apparaît comme une entité distincte du village, sur son point haut, déconnectée du maillage urbain du bourg.

 

L’accès à l’abbaye est aujourd’hui confidentiel et se réalise par une entrée latérale contigüe à la Maison des vins en générant un stationnement le long du mur en bord de voie.

 

A cette disjonction entre la mise en valeur du site et de ces accès renvoie un décalage entre la délimitation de la « zone tampon » actuelle et la réalité du périmètre de co-visibilité de l’Abbaye sur le territoire environnant qui s’étend au-delà, dans un rayon d’un à deux kilomètres environ (contre plus ou moins 800 m aujourd’hui). Cette co-visibilité met en jeu l’absence de maîtrise de l’urbanisation de la zone d’activité de Créon en termes d’implantation topographique, de composition urbaine et d’intégration au maillage viaire et bocager environnant.

 

3- Analyse urbaine

Depuis les années 1950 , le parc de logements de la Sauve a doublé (sur 543 résidences principales 212 datent d’avant 1946) en favorisant une extension de part et d’autre de l’Abbaye puis au Sud de l’église Saint-Pierre au début des années 1980 et depuis la gare vers l’Abbaye ces dernières années tandis qu’une offre de commerces s’implantait à l’entrée Ouest sur la route de Créon. Cette physionomie urbaine « éclatée » résulte d’une logique d’urbanisation au coup par coup orientée par des logiques routières (constructions individuelles organisées sur 2 ou 3 lignes à partir d’un chemin privé sans issue ou lotissement avec voies en impasse) et d’opportunité foncière individuelle. Elle est le produit d’une planification de l’urbanisation sans projet d’ensemble (pas d’intégration visible des dimensions paysagères, patrimoniales et environnementales, pas de réflexion perceptible sur les complémentarités fonctionnelles entre les polarités de commerces et d’équipement et avec l’habitat) mais en cours d’évolution (PLUi intercommunal).

En résulte une organisation urbaine en trois polarités dont la lisibilité –fragile - tient encore :

-          à un système de vues cadrées par les boisements et la topographie en terrasses ;

-          à un maillage de boisements et de prairies dont la pérennité (mise en valeur agricole, gestion forestière) participe à la qualité du cadre de vie résidentiel et à la mise en valeur du patrimoine monumental classé tout en accueillant des usages de loisirs).

L’évolution de ce système urbain linéaire (plus d’un kilomètre et demi) engendre une complexité d’usages (transit routier, déplacements de proximité potentiellement piétons et cycles, parcours de loisirs, exploitation agricole) des espaces publics juxtaposés sur une trame viaire limitées à deux voies au caractère routier c'est-à-dire privilégiant la circulation automobile.

4- Dynamiques d’évolution

Les dynamiques d’évolution en cours du point de vue

 

3 niveaux d’enjeux :

-          Mobilités et urbanisation : vers un maillage de sentes et de rues pour un village-route

Une circulation motorisée prépondérante, une route comme unique axe de circulation

Un village vivant par ses commerces et équipements, des usages de proximité non-motorisés entre trois quartiers

Une population et un parc de logements en croissance le long d’une voie unique

-          Patrimoniaux et paysagers : des vallons structurants l’urbanisation et les vues lointaines

Une topographie vallonnée qui séquence l’urbanisation en trois pôles

Une urbanisation historiquement structurée autour de l’Abbaye

Des vues lointaines depuis l’Abbaye sur l’Entre-deux-mers et vers l’Abbaye depuis les vallons

-          Touristiques et de loisirs : une Abbaye, une Gare, des parcours morcelés

Un site d’exception : l’Abbaye de la Sauve Majeure, une accessibilité confidentielle

Un axe structurant : la piste cyclable, La Sauve une gare-étape, porte vers l’Abbaye

Des chemins ruraux existants au départ du village, un réseau encore invisible